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Debut 21/02/2016
mercredi 19 mars 2014

La loi Alur va-t-elle redorer l’image des agents immobiliers ?

La loi Alur va-t-elle redorer l’image des agents immobiliers ?

Quelques jours après avoir été adoptée par le Parlement, la loi Alur soulève de nombreuses interrogations parmi les professionnels du secteur. Va-t-elle raviver ou, au contraire, ternir l’image des agents immobiliers auprès du grand public ? Va-t-elle permettre de mieux valoriser leurs compétences ? Les avis convergent.


Quel sera l’impact de la loi Alur sur la profession immobilière ? Sans être des devins, les professionnels ont leur petite idée. S’ils rejettent en masse certaines mesures phares comme l’encadrement des loyers, ils s’accordent à dire que la réforme va crédibiliser les professions immobilières. "Etant donné la complexité de la loi, les propriétaires bailleurs qui ne voudront pas confier la gestion de leurs biens à des agents immobiliers devront se tenir informés ou suivre des cours du soir pour comprendre sa mise en application", ironise Jean-François Buet. Pour le président de la FNAIM, la loi Alur constitue ainsi, pour les professionnels du secteur, une "excellente opportunité de gagner des parts de marché." Il est en effet fort probable que de nombreux particuliers, dépassés par les récentes réformes, jettent l’éponge et se tournent vers les agences pour louer, acheter ou vendre un logement. Jean-François Buet n’entrevoit pas un effondrement du marché des particuliers pour autant. "La loi devrait plutôt permettre aux professionnels de mettre davantage en avant leur valeur ajoutée et de renouer des relations de confiance avec les porteurs de projets", estime-t-il.

L’enjeu majeur de la formation

La mauvaise image qui colle à la peau des agents immobiliers pourrait donc évoluer dans le bon sens. Grâce à la loi Alur, qui instaure une condition de compétence professionnelle minimum pour les agents commerciaux indépendants et une obligation de formation continue pour les détenteurs de cartes professionnelles et leurs collaborateurs, "l’idée selon laquelle n’importe qui peut devenir agent immobilier devrait disparaître", d’après Jean-François Buet. Tout comme les pratiques douteuses des agences les moins sérieuses. L’observatoire des loyers et le conseil national sont, par ailleurs, autant d’outils qui devraient apporter du crédit à la fonction. Pour François Gagnon, président du réseau Era France, nouvel adhérent à la FNAIM, la loi Alur pourrait toutefois aboutir sur une augmentation des honoraires des agences. "Puisque les réformes vont nécessiter des compétences plus pointues en interne, les honoraires des agences pourraient augmenter. Si c’est le cas, on peut s’attendre à ce que les propriétaires décident de laisser leurs biens vides ou de les vendre. S’ils choisissent cette seconde option et que le volume des biens croît, une baisse des prix pourrait être entamée", imagine-t-il. A ce stade, tous les scénarios sont donc possibles…
Par Aurélie Tachot
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